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Le conte dans l'espace méditerranéen

L'argent, le troc, l'échange

Séminaire 2007-2008 du Groupe de Recherches Orient / Occident
en Sorbonne, le vendredi, 17h30, bibliothèque G.Ascoli, 2ème étage - esc C.

Programme des séances : Le conte en Méditerranée.pdf 236,31 kB


Illustration des Mille et Une Nuits Léon Carré (1929) © BNF

Illustration des Mille et Une Nuits Léon Carré (1929) © BNF

En collaboration avec Aboubakr Chraïbi (Inalco), les séances du séminaire 2007-2008 ont été consacrées à l’exploration des transmissions de motifs entre Orient et Occident dans le cadre de la circulation des contes dans l’espace méditerranéen, du Moyen-Age jusqu’à l’«invention» en France de la forme littéraire du conte oriental, autour de la publication des Mille et une Nuits, puis autour des « suites » des Mille et une Nuits.

Le séminaire a réuni des spécialistes des contes et des exempla de la période médiévale et de la Renaissance autour de la question de l’utilisation, dans l’économie narrative des contes qui circulent dans l’espace méditerranéen, des motifs liés à l’or, l’argent, la fortune, aussi bien qu’à la forme même du troc ou de l’échange, dont on connaît l’importance non seulement dans le contenu narratif des contes, mais également dans leur structure — le récit lui-même servant fréquemment de monnaie d’échange dans de nombreux contes-types. Il s'agissait d’associer à ces études, familières aux folkloristes et aux mythographes les interrogations propres à l’interprétation littéraire des textes tirés ensuite de ces contes, du XVIe siècle au XIXe. Que devient, dans l’exploitation littéraire qui est faite de ces contes en Europe (Italie, Espagne, France, Angleterre) à partir de la Renaissance, ce motif central du troc et de l’échange ? Quelle influence a-t-il pu avoir, d’une part sur la formation des « économies narratives » propres à cette période, et d’autre part sur l’image qu’elles ont pu donner des nouvelles formes d’échange et de circulation des biens et des personnes dans l’espace méditerranéen au seuil de la modernité ?